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UN TOUR A LA PAROISSE DE KORSIMORO

Korsimoro, porte d’entrée et de sortie du diocèse de Kaya.

 

Les Frères Franciscains de Korsimoro vous invitent dans la nouvelle paroisse de Korsimoro. Ils y sont depuis le premier octobre 2003, en la fête de saint Thérèse de l’Enfant Jésus et de la saint Face.

 

La paroisse de Korsimoro a une jeune histoire. C’est la dernière née des paroisses du diocèse de Kaya.

Au départ, Korsimoro était une succursale de la paroisse cathédrale de Kaya jusqu’en 2001. Sa chapelle construite en 1977 a été inaugurée en 1978. Mr Daniel BAYI fut son premier catéchiste.

C’est en 2001 que l’église de Korsimoro a été érigée en Paroisse par Mgr Thomas KABORE, évêque de Kaya. Au départ, la Paroisse a été tenue par les prêtres du Diocèse. l’Abbé Augustin KALMOGO fut nommé le premier curé. Il était aidé par les Abbés Paul LAPPAS et Hyacinthe NIKIEMA.

 

Elle couvre une superficie de 667 km2  et s’étend sur deux (02) départements comprenant 44 villages (vingt neuf (29) villages pour le département de korsimoro et 15 villages pour celui de Ziga). Les catéchistes sont au nombre de quinze (15) et sont constamment à l’écoute de plus de 3222 catholiques pratiquants et de 1300 catéchumènes. Certaines de nos succursales n’ont pas de catéchistes.

 

La population totale est estimée à 69 773 habitants ( source R.G1996 INSD) dont 52,88% de femmes avec une forte proportion de jeunes. Le taux de croissance annuel est de 2,7%. La population est essentiellement composée de Mossi avec un faible pourcentage de peulh. Les religions musulmane, animiste et chrétiennes sont pratiquées. Les catholiques pour leur part disposent de 11 succursales : Baskudre, Balinga, Guibtenga, Nungu, Pissiga, Subeira, Saburi, Samboaga, Taôsgo, Wapoogo, Ziga. A ces succursales, s’ajoutent d’autres villages moins importants qui ne disposent pas encore de chapelles et de catéchistes.

 

Il faut noter que toutes les succursales ne disposent pas encore de chapelles construites en durs. Les fidèles se réunissent sous des abris de fortune. Des pailles servent de couverture. En saison pluvieuse, il leur est impossible de se réunir. Les pailles se dégradent et tombent en ruine. Ces lieux de culte sont aussi exposés aux animaux qui s’abritent très souvent lorsqu’il n’y a pas de rassemblement. Chaque nouvelle année pastorale nécessite une nouvelle construction afin de permettre aux chrétiens de se réunir pour le culte et la catéchèse. Ils nous ont toujours demandé de leur venir en aide pour la construction d’un chapelle pour les siècles des siècles…

 

C’est en 2001 que l’église de Korsimoro a été érigée en paroisse. Au départ elle a été tenue par les prêtres du diocèse.

 

En 2003, Mgr Thomas KABORE a fait appel aux Frères Franciscains (Frères Mineurs) de la Province du Verbe Incarné de l’Afrique de l’Ouest, pour leur confier cette jeune paroisse. Les frères, sans hésiter ont répondu au besoin de cette jeune Eglise. Les trois (3) Frères Franciscains, après avoir appris la langue du pays, le mooré, animent la vie spirituelle, culturelle et sociale de la paroisse et du diocèse.

 

La paroisse de Korsimoro est un petit grenier de vocations. Quatre (4) prêtres et deux (2) sont originaires de Korsimoro. Aussi nous comptons deux (2) petits séminaristes.

 

Nos difficultés

 

Vue son jeune âge, la nouvelle paroisse de Korsimoro a d’énormes difficultés. Entre autre, la construction de chapelles pour les succursales, la prise en charge de élèves catéchistes. Notre église paroissiale, au départ chapelle, est devenue trop petite à cause du nombre toujours croissant des chrétiens depuis l’érection en paroisse. Chaque année, nous avons plus de cent baptême des adultes à la nuit pascale.

 

L’église paroissiale se trouve au centre de la commune et n’a pas de clôture. Elle n’est donc pas à l’abris de la divagation des animaux( porcs, chiens, ânes, poulets etc…). La cour est traversée par des véhicules et autres engins à deux roues, même pendant les messe, en semaine et les dimanches. Elle ne dispose pas encore de cloche.

 

L’accès à nos succursales est difficile à cause du mauvais état de nos pistes en saison pluvieuse. Seuls les engins à deux roues (motos) nous donnent la possibilité d’accéder à ces villages.

A ces difficultés, nous inscrivons l’état des logements de nos braves collaborateurs, les catéchistes. La plus part de leurs logements sont construits en terre. Ces maisons tombent en ruine très souvent et surtout en saison pluvieuse à cause du vent qui précède la pluie et bien d’autres aléas climatiques. Chaque année, c’est un mur qu’il faut relever quelque part.

Nous avons une salle des jeunes en construction au sein de la paroisse. C’est une salle polyvalente qui servira pour les réunions, pour les sensibilisations( lutte contre l’esclavage moderne, VIH Sida, le planning familial, etc…) les représentations théâtrales pour lutter contre certains fléaux cités, les projections de films vidéo.

 

NOS PROJETS

 

Sur le site de la paroisse, nous disposons encore de l’espace. Nous envisageons la construction de deux bâtiments pour abriter une bibliothèque, une salle de lecture, une salle de jeu et une salle d’informatique pour initier les jeunes à la technologie moderne de communication. Un hangar est prévu en face des bâtiments pour la lecture.

 

Chaque année, nous organisons la formation féminine. Elle consiste à initier les jeunes fille à la fabrication du savon, le tricotage, la teinture. L’objectif est de leur permettre de se prendre en charge avant et après le mariage. Pour le moment, la formation se fait à l’air libre dans la cour de la mission. Ne pouvant pas accueillir toutes les filles à la mission, les femmes chargées de la formation font le tour de quelques villages avant la saison pluvieuse pour la formation. Certaines jeunes filles souhaitent faire la couture.

Notre vœu est la construction d’un bâtiment dédiée la femme pour la formation féminine, salle de couture, alphabétisation, fabrique de savon, tricotage, tressage etc…

 

Au mois de février 2005, nous avons ouvert un atelier de menuiserie au sein de la communauté. Nous avons lancé l’appel dans toute la paroisse pour le recrutement de 5 jeunes déscolarisés pour commencer une première expérience. Le choix a été difficile, vue le nombre de postulants pour l’apprentissage. Pour un début, et surtout pour un meilleur encadrement, nous ne pouvons pas prendre plus de jeunes. En plus nos moyens sont limités dans l’achat du matériel en menuiserie. Pour le moment, des bienfaiteurs nous ont apporté leur contribution pour l’équipement de l’atelier. Dans un avenir proche, nous pensons à un centre de formation avec internat hors de la paroisse pour donner une autonomie au projet et recruter plusieurs jeunes dans tout le diocèse, y compris. Notre province est prête à renforcer l’équipe par un ou deux frères formateurs en menuiserie si toutefois les moyens sont trouvés.. Nous prenons leur repas de midi en charge et leur assurance. Ces jeune préparent eux-mêmes leur repas de midi. Cela leur évite de retourner dans leurs familles ou la nourriture n’est peut-être pas assurée. Aucune contribution n’est demandée aux parents pour le moment. La formation est gratuite. Nous pensons à des parrainages pour ces jeunes. Nous voulons introduire l’alphabétisation en français pour leur donner une formation complète. Parmi ces jeunes, 4 sont issus de Korsimoro et le 5 ème de Baskoudré, un village à 10 km de Korsimoro. Chaque jour, ce jeune parcourt 20 km en aller-retour. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes limités aux jeunes de Korsimoro. Au début de la saison pluvieuse(juin-juillet), ces jeunes sont libérés afin de leur permettre de rejoindre leurs parents dans les champs pour les semences. Ils reprennent en septembre, puis de nouveau en octobre, ils rejoignent leurs familles pour la récolte. On n’y peut rien ! Le plus jeune a 14 ans et n’a jamais été à l’école. Tous n’ont jamais mis les pieds à l’école. Nous sommes satisfaits de leur travail. Ils s’y appliquent. Nous sentons une réelle volonté de réussir dans ce métier. C’est une chance qui leur est donnée pour s’insérer dans la vie active, ils en sont conscients.

 

Elle proviennent d’un besoin réel ressenti dans le milieu depuis notre arrivée. Il rencontrera un bon accueil localement. Notre objectif est l’épanouissement de la population et surtout sa prise en charge. Nos différent pour permettre à tous d’avoir cette chance de bénéficier d’une formation humaine, professionnelle, et spirituelle.

Vu leur importance et compte tenu du contexte socio-économique difficile, nous sollicitons l’appui de votre générosité pour la réalisation de tous ces projets qui seront une première dans le département et même dans le diocèse de Kaya.